IMPRESSION À LA CUVE

avec Charade

vendredi • samedi • dimanche

Nous sommes Charlotte et Adèle, nous représentons respectivement l’impression à la cuve et la couture.
L’impression à la cuve est une technique ancienne d’impression/décoration de papier artisanale et manuelle. Le principe est de faire flotter des encres ou peintures dans une cuve d’eau puis de créer des motifs en surface. On dépose ensuite une feuille de papier sur la surface de l’eau pour imprimer le motif dessus. Enfin, il ne reste plus qu’à laisser sécher la feuille et nous voilà avec un papier décoré et imprimé à la main.
Cette technique, qui nous vient d’Orient sous le nom d’Ebru ou “art du nuage”, est introduite en Europe vers le XVIIème s. où elle s’imposera comme technique décorative majeure dans l’art de la reliure.
L’impression sur supports autres que le papier, permet ensuite de les coudre et d’en faire des objets.

Nos parcours:
Charlotte est issue des arts appliqués et est artisan peintre en décor de formation (trompe l’œil et imitation de matière), cela fait maintenant un peu plus d’un an qu’elle expérimente l’impression à la cuve. Après deux ans en tant qu’artiste intervenante et professeur de peinture au sein d’un centre social, elle a décidé de prendre le temps de se consacrer à l’apprentissage de cet artisanat, motivée par les retours des visiteurs lors de la toute première présentation de son travail au marché de Léon de l’année dernière. C’est en s’installant en région rennaise en janvier 2019 qu’elle rencontre Adèle, couturière autodidacte à ce moment là. Ingénieure agronome de formation, Adèle souhaite se former et se professionnaliser en couture. Après 6 mois à travailler en parallèle dans le même atelier, l’envie de croiser nos savoir-faire nous à amener à créer une collaboration impression/couture, sous le nom de Charade. Ensemble nous proposons des objets pratiques et uniques grâce à l’impression en tirage unique. Accessoires du quotidien et papeterie principalement. Afin de ne pas encourager la (sur)production de matières neuves et de montrer qu’il y a de quoi largement faire avec ce qui a été déjà produit, voire utilisé, nous essayons au maximum de travailler avec des matériaux de seconde main: rachat de chutes et fin de stocks de professionnels et particuliers (encres d’imprimerie, mercerie, cuir, papeterie, bâches d’événementiel).

Ateliers proposés:
Les temps de séchages et la logistique nécessaires à la réalisation d’impressions à la cuve étant trop importants, nous proposerons des ateliers autour de l’initiation à l’impression/décoration à la main et à la couture/façonnage.

– Fabrication et impression de petits objets: pochettes imperméables en bâches de récupération et carnets reliés à la machine à coudre. Comme l’année dernière, vous retrouverez la technique de l’impression de bulles colorées flottant à la surface d’un bac d’eau, pour imprimer vos couvertures de carnets et morceaux de bâches pour la confection de vos pochettes.

– Nous proposerons aussi des ateliers de bricolage divers avec toutes nos chutes de matières imprimées à la cuve. Vous pourrez être guidé.es sur la réalisation d’enveloppes, marques pages, petite couture, bijoux… ou laisser libre cours à votre imagination.

Pourquoi nous participons au marché de Léon? Pour le rapport à la transmission et au prix libre !
La transmission nous a toujours beaucoup parlées parce qu’elle se fait toujours dans les deux sens, elle apporte autant qu’elle donne. Nous aimons l’idée de rendre les gens autonomes dans la création, de leur montrer que la créativité est à la portée de tous.tes et de désacraliser les pratiques artistiques et artisanales (sans pour autant renier un apprentissage et une maîtrise qui demandent du temps).
Quant au prix libre, en dehors de l’enjeu éducatif qu’il porte et que nous trouvons très riche pour notre rapport à la consommation et à l’artisanat, au fait main, au “fait soi-même”, il est aussi très intéressant pour nous qui débutons dans la création et donc la vente de nos créations. Il est toujours difficile de donner un prix à nos productions et nous aimons l’idée d’y réfléchir tous.tes ensemble. Prix juste? Prix d’usage? Prix solidaire? Questionner et s’essayer au prix libre peut faire peur même si l’on croit aux valeurs qu’il porte. Le marché de Léon nous donne la chance de tenter l’expérience de manière encadrée et collective.