GRAVURE SUR BOIS

avec Etienne

vendredi - samedi - dimanche

Etienne

www.bordumonde.com

Mon activité, c’est la linogravure : je dessine sur des plaques de lino, que je grave (creuse) ensuite à l’aide d’outils que l’on appelle des gouges. Ensuite je passe sur la plaque une couche d’une encre très visqueuse qui ne va pas dans les trous. J’applique le papier sur la plaque et je le presse pour l’imprimer.

C’est une technique d’impression artisanale qui permet de produire des multiples d’un même motif.

Ce que je vous propose au Marché de Lëon c’est une initiation à la gravure sur bois, en passant par toutes
les phases : dessin, gravure, préparation du papier, encrage et tirage sur presse à main.

Je suis autodidacte. J’ai appris tout ce que je sais aujourd’hui par la gravure en lisant, pratiquant et en échangeant avec d’autres passionnés.
J’ai commencé à faire de la gravure lorsque je travaillais dans un lycée, je surveillais de 7h30 à 19h30 un couloir vide et je cherchais un moyen de passer le temps. Cà m’a pris comme ça et j’ai découvert que graver, enlever des copeaux, ça donnait le même genre de plaisir que crever du papier bulle ou décoller des étiquettes sur les choses neuves… je n’ai pas arrêté depuis et j’ai acheté ma propre presse.
J’ai transformé ma chambre en un atelier miniature, pleine d’encres, d’outils de gravure, marqueurs et stocks de papier. En ce moment, je suis aussi inscrit en dessin d’art et en sérigraphie pour diversifier un peu mes pratiques et pouvoir travailler aussi sur des textiles.

Pour moi, c’est super important de remettre en question le rapport que l’on a sociétalement avec la consommation, et notamment la grande kermesse capitaliste que représente la période de noël. Je trouve sympa l’idée de faire un marché des savoir-faire, ce qui permet à la fois aux visiteureuses de s’autonomiser et d’apprendre certaines pratiques, de
renouer avec une vie du faire plutôt qu’une vie du consommer, et avec toutes les possibilités de discussion et de fête qui tournent autours de ça. Et d’un autre côté ça permet aussi à des artistes et artisans de s’entrainer à expliquer, transmettre leur savoir-faire pour que les choses ne se perdent pas et évoluent, et pourquoi pas de mettre un peu de beurre dans les épinards tout en pratiquant leur art de manière sociable, ce qui est plutôt cool en soi !

Le concept du prix libre peut être un peu casse-gueule parfois pour les métiers nécessitant beaucoup de matières premières chères, mais c’est un paris à tenter ! Et c’est l’occasion d’expliquer aussi va l’argent, à quoi ça sert et pourquoi …