COSMÉTIQUES

avec Eloïse

vendredi • samedi • dimanche

Mon nom c’est Eloïse, je fabrique les crèmes de soins, ma pote c’est Mary-Lise, elle sera là vendredi seulement, elle s’occupe de l’étiquettage pour l’atelier, des fiches avec la recette du baume de l’atelier.

.Quelle technique représenteras-tu au Marché de Lëon ?

Fabrication d’un baume de soin

.Peux-tu décrire/expliciter la pratique que tu exerces ?

Je suis cueilleuse et fabricante de cosmétique. Je récolte les plantes médicinales dont les propriétés m’intéressent et les transforme en produits de soin.

.Si tu veux rapidement en dire plus sur ton parcours et/ou ton rapport
avec la technique que tu représentes au Marché de Lëon ?

La découverte des plantes médicinales est très vite venue me poser la question de la réappropriation de son corps et de qui détient le savoir
(pouvoir) médical, questions qui amènent à la périlleuse et interdite question d’une éventuelle réappropriation de sa Santé…
Entre transmissions de spécialistes et auto-formations collectives, ma pratique s’est construite autour de comment se soigner soi-même et
rester sa propre médecine, c’est à dire rester au plus haut point à l’écoute de son corps.

.Que vas-tu proposer de fabriquer sur le marché?

Je proposerai une transformation de préparations médicinales en cosmétique pour soin de la peau. Je transmettrai toutes les étapes, de la cueillette à la mise en pots.

Je serai le vendredi avec une copine du collectif qui fabrique des étiquettes sous forme de fiches/cartes spéciales MdL#6 avec dessin des plantes, leur propriétés/usages et la recette du baume fabriqué pendant l’atelier.

Je fais partie d’un collectif d’autoformation autour des plantes, de la santé, de la médecine.. qui vise principalement à nous renforcer personnellement, tout en luttant contre la colonisation dévalorisante du savoir. Nous nous y rendons compte que nous ne sommes pas seul.es dans nos problématiques (notamment féminines), ni dans nos recherches d’autonomie. Le sens primordial de l’auto-formation apparaît comme celui
de permettre une réappropriation de ce savoir, qui est avant tout un savoir qui, pour survivre en tant que tel, doit pouvoir se transmettre.
Ce qui nous ramène aux deux principales raisons qui nous rassemblent avec Chahut : apprendre ensemble et transmettre collectivement.